Récidive  posté le samedi 30 août 2008 12:19


 

Faites vous tatouer vos gueules de bois.

Cela vous évitera d'oublier que ça n'en vaut vraiment pas la peine.

J'ai pas mal au bide. Mon bide va bien, c'est lui qui me blesse.

 

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Friends On Fire  posté le dimanche 24 août 2008 15:15


Veronica Mars. Elle je l'épouse. Enfin je crois. Les derniers jours, dernières semaines, ont été assez éprouvants. Mon appart' lillois attire les dépressifs comme le miel les mouches, et les chouilles bourgeonnent de façon exponentielle. Le printemps avec du mousseux. Marco, puis le Frangin, puis le Monnet, puis l' Anniversaire du Chevelu. Tout cela n' est qu' une question de timing. Dire et faire ce qu'il faut quand il le faut. Pour être drôle, perspicace, entendu ou tranquille. Pour dormir, manger, boire ou draguer. Dans tous les cas il s'agit uniquement d'une question de timing, de précision, d' instinct.

Protagonistes en présence : Stef, Monnet, Le Frangin, Aude, Valerio, Melanie, Alexis, Francky, Cassandre, Medhi, Julien, Antoine, Gaby, et pas mal d'autres. Du rustique, du maubeugeois, pas un seul lillois, pas un seul enfant de patron. Que du bon pain à l'ancienne. Pas vraiment d'amour-propre. Pas vraiment d'amour tout court. Mais pas mal de crasse, d'insultes, de vannes gratuitement cruelle, ou cruellement gratuite, ou que sais-je. Dans le coin, on aime comme on arrache une dent cariée : de façon concise, franche et brutale. Et c'est bien comme cela.

Etrangement, une réputation malsaine précéde les deux cousolrésiens en exil. Etrangement, on sent chez l'un comme chez l'autre un début de fatigue et d'ennui, une certaine envie de se poser, dormir, construire une maison et faire des marmots. Le fait est inquiétant. Et reposant. Comme un couac bien placé quoi.

Sinon, une fille buvant au goulot reste bien l'une des choses les plus sexys au monde.

Ecoutez Flogging Molly. Ou les Dropkick Murphys.. En cas d'enterrement, pensez-y.

 

mp3 : Great Big Sea - The Night Pat Murphy Died

 

Fini Lille-Plage. Master dans 10 jours. Certains pensent tourner en rond. Ici ce serait plutôt une sorte de spirale dégueux, façon mal de mer, mais en plus sucré. L'effet salaire gratifiant.

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Hommage estival  posté le mercredi 25 juin 2008 16:22

C'est l'heure. Il n'y a pas si longtemps j' avais déjà consacré un article, vierge, à Leonard Cohen. On réitère.

 

"Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort... "

 

Boris Vian

Je sais pas vous, mais moi j'trouve ça beau (de cheval, comme disait Bobby). Et puis ça plait autant aux émo-ado-gotho-autres qu' aux intellectuels de l'intelligentsia parisienne. Moi j'aime bien en été, dans un hamac avec un verre de mojito.

Sinon écoutez l'album "Ersatz" de Julein Doré. C'est pas d'la daube, puisque moi j'aime bien. En plus il va signer chez Neurot Records il parait.

 

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Les vacances, c'est comme les tortillas  posté le mercredi 25 juin 2008 16:22

Je crois bien que c'est mon meilleur titre depuis longtemps. Cela fait bien longtemps que je n'ai rien écrit, et étant donné que je n'ai rien à dire je me suis dit à moi-même "pourquoi pas écrire sur rien, c'est toujours mieux que de ne rien écrire ?". Après j'ai pris une aspirine. Résumé des dernières semaines.

J'ai cartonné ma licence. Avec une aisance à faire pleurer le plus dur des taulards endurcis. La preuve par Moi de la supériorité des branleurs sur tout autre forme de la condition humaine. Le truc c'est de tout miser sur les oraux. L'oral c'est un truc de malade. Tu parles à un gars, et il t'écoute. Comme un psy sauf qu'il te note. Cela m'a ramené pour un temps en prépa, à la grande époque. Ducoup mes amis ne me parent plus mais bon.

Sinon concert de SFG à Mons à l'Arcobaleno le 20 Juin. Annoncés à 23h, on a joué à 01h30. Du grand show, à l'ancienne. Flamboyant j'ai envie de dire. Pas vu ça depuis Johnny au Stade de France. Au moins. Devant peu de monde mais cela ne change rien. On remet ça le 12 Juillet avec Host, à Maubeuge, à domicile.

Sinon bientôt le bénévolat des Folies. Exclu du job au bar pour cause de trop grande gueule et pas assez de seins. Retour au tractage dans la rue et ce genre de conneries, pas franchement motivé j'dois avouer. Mais bon.

Après : Lille-Plage. Le job en or. 5 semaines à 48h par semaine. Magnifiquement payé, un salaire que la décence m'interdit de citer. 2700 brut.

Nouveaux voisins aussi : à la place d'une vieille folle que je trouvais sympathique voilà qu'arrive un jeune couple belge que je trouve encore plus sympathiques. C'était la pause locale pour soutenir le service public ça.

L'argent de l'assurance traine, les réparateurs de porte aussi. Vivement Noël.

 

Donc un article sans haine ni violence, à la Spaggiari quoi. Le retour est pour bientôt.

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Stances à un cambrioleur  posté le samedi 03 mai 2008 00:18

Aujourd' hui mon appartement a été cammbriolé. Pas un vol bien propre à la Arsène Lupin, non. Un bon gros trou à la scie sauteuse dans la porte, pc envolé, caméra avec les souvenirs de chouilles et d' Espagne aussi. Rien d' autre. Voleur urgent, pragmatique, rapide.

Ce qui me dérange le plus, outre le fait d' avoir perdu quelques mois de cours, quelques travaux foutrement longs à retaper, et d' avoir redécouvert le plaisir des soirées mornes en compagnie de bouquins soporifiques, c' est l' insoutenable sensation d' avoir été, en quelque sorte, violé. Cet enfoiré est rentré chez moi. Il a pété ma putin de porte et il est rentré chez moi.

Et puis les flics sont passés. Identité, déclaration de vol, constat, et ils sont repartis

Je me suis retrouvé seul avec ma porte tronquée. Du coup j' ai appelé les amis. Les vrais amis, du genre ceux qui passent quand vous venez de vous faire cambrioler. On a éclusé quelques bières, il m' ont regardé passer mes nerfs, en attendant que le Padre débarque histoire de barricader le truc pour le week-end.

Une barricade plus loin, retour en bagnole et dissertation sur le sujet.

A tort ou à raison, j' ai choisi de sombrer dans l' excès compassionnel. Je plains le pauvre type à la vie si stèrile que sa seule subsistence se trouve dans le vol d' objets finalement inutiles. Il m' a laissé les photos, les cds, les traces de passages des nombreuses personnes hébergées, les livres de cours et le lavabo qui fuit. Sa vie, avec ce qu' il m' a pris, ne sera toujours qu' une vie de chien, à errer à la recherche d' un autre étudiant à qui voler des conneries. La mienne, avec ce que j' ai perdu, sera exactement la même. Voire mieux.

Avoir de grands principes est une bien belle chose lorsqu' il ne vous arrive rien. les conserver lorsque le vent tourne en est une autre. Aujourd' hui plus que jamais, j' ai la conviction que tout ira bien. Aujourd' hui plus que jamais je déteste croiser un keuf en bas de chez moi. Le fait est qu' avec un keuf en bas de chez moi cela ne serait pas arrivé. Et pourtant je préfère me faire encore braquer une centaine de fois pendant que des abrutis couronnés essaient de créer des emplois plutôt que de voir un keuf en faction devant chez moi.

Cet enfoiré a gagné un pc, moi j' ai gagné des convictions. Dont celle que personne ne peut me voler ce à quoi je tiens réellement.

 

Quant à Toi, enfoiré, si un jour nos chemins se recroisent, je prendrais un malin plaisir à t' arracher chacune de tes dents et à te les enfoncer au fond de la gorge, juste comme ça, pour voir.

On n' entre pas chez moi sans y être invité.

 

Merci à Camille et Pau, pour les bières et la présence.

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